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Term ES | Cours : Convexité, concavité, point d’inflexion et dérivées

Chapitre 5
Sommaire du cours
1. Comportement
1.1. Fonction convexe
1.2. Fonction concave
1.3. Point d’inflexion

2. Convexité et dérivée
2.1. Convexité et variations de la dérivée
2.2. Convexité et dérivée seconde
Les exercices de ce chapitre
A venir
    1. Comportement
    1.1. Fonction convexe
    Définition

    Une fonction est convexe sur l’intervalle \(\displaystyle{I}\) si sa courbe représentative est intégralement située au-dessus de chacune de ses tangentes sur \(\displaystyle{I}\).

    Illustration

    courbe fonction convexe

    1.2. Fonction concave
    Définition

    Une fonction est concave sur l’intervalle \(\displaystyle{I}\) si sa courbe représentative est intégralement située en-dessous de chacune de ses tangentes sur \(\displaystyle{I}\).

    Illustration

    courbe fonction concave

    1.3. Point d’inflexion
    Définition

    La courbe représentative d’une fonction admet un point d’inflexion si la fonction change de convexité en ce point. Graphiquement, un point d’inflexion est un point où la courbe représentative traverse sa tangente.

    Illustration

    point d'inflexion courbe

    2. Convexité et dérivée
    2.1. Convexité et variations de la dérivée
    Théorème

    Soit \(\displaystyle{f}\) une fonction dérivable sur l’intervalle \(\displaystyle{I}\) :
    • \(\displaystyle{f}\) est convexe sur \(\displaystyle{I}\) si et seulement si \(\displaystyle{f’}\) est croissante sur \(\displaystyle{I}\).
    • \(\displaystyle{f}\) est concave sur \(\displaystyle{I}\) si et seulement si \(\displaystyle{f’}\) est décroissante sur \(\displaystyle{I}\).

    2.2. Convexité et dérivée seconde
    Théorèmes

    Soit \(\displaystyle{f}\) une fonction dérivable deux fois sur l’intervalle \(\displaystyle{I}\) :
    • \(\displaystyle{f}\) est convexe sur \(\displaystyle{I}\) si et seulement si \(\displaystyle{f”}\) est positive sur \(\displaystyle{I}\).
    • \(\displaystyle{f}\) est concave sur \(\displaystyle{I}\) si et seulement si \(\displaystyle{f”}\) est négative sur \(\displaystyle{I}\).

    Soit \(\displaystyle{f}\) une fonction dérivable deux fois sur l’intervalle \(\displaystyle{I}\).
    La courbe représentative de \(\displaystyle{f}\) admet un point d’inflexion en \(\displaystyle{A}\) (\(\displaystyle{a ; f(a)}\)) si et seulement si \(\displaystyle{f”}\) s’annule en \(\displaystyle{a}\) en changeant de signe.

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    Term ES Spé | Cours : Matrices, produit de matrices, résolution de systèmes, matrice inverse

    Chapitre 1
    Sommaire du cours
    1. Définition et premières propriétés
    1.1. Définitions
    1.2. Propriétés opératoires

    2. Produit matriciel
    2.1. Principe
    2.2. Expression matricielle d’un système

    3. Matrices carrées
    3.1. Matrices remarquables
    3.2. Opérations
    3.3. Puissances
    3.4. Inverse d’une matrice
    Les exercices de ce chapitre
    A venir
    1. Définition et premières propriétés
    1.1. Définitions
    Définition

    Soient \(\displaystyle{m}\) et \(\displaystyle{n}\) deux entiers naturels non nuls. Une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille ou de format (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{n}\)) à coefficients réels est un tableau de réels composé de \(\displaystyle{m}\) lignes et \(\displaystyle{n}\) colonnes.
    Le terme situé sur la \(\displaystyle{i}\)-ème ligne et la \(\displaystyle{j}\)-ème colonne est appelé terme de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{j}\)).

    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{n}\)), c’est-à-dire ne possédant qu’une seule ligne, est appelée matrice-ligne.
    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{1}\)), c’est-à-dire ne possédant qu’une seule colonne, est appelée matrice-colonne.
    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)), c’est-à-dire possédant \(\displaystyle{n}\) lignes et \(\displaystyle{n}\) colonnes, est appelée matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\).
    • Les termes de positions (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{i}\)) d’une matrice carrée sont appelés coefficients diagonaux.

    » Remarque : on considère qu’une matrice composée d’une ligne et d’une colonne est un réel.

    Exemple

    Soit \(\displaystyle{A = \begin{pmatrix} 2 & 0 & 4 \cr -1 & 1 & 5,6 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{A}\) est une matrice de taille (\(\displaystyle{2}\), \(\displaystyle{3}\)).
    • Le terme de position (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{3}\)) de \(\displaystyle{A}\) est égal à \(\displaystyle{4}\).
    • Le terme de position (\(\displaystyle{2}\), \(\displaystyle{3}\)) de \(\displaystyle{A}\) est égal à \(\displaystyle{5,6}\).

    Soit \(\displaystyle{B = \begin{pmatrix} 1 & 1 & -8 & 0 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{B}\) est une matrice-ligne de taille (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{4}\)).

    Soit \(\displaystyle{C = \begin{pmatrix} 1 \cr 0 \cr -2 \cr 1 \cr 0 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{C}\) est une matrice-colonne de taille (\(\displaystyle{5}\), \(\displaystyle{1}\)).

    Théorème

    Deux matrices sont égales si et seulement si elles sont de même taille et leurs coefficients sont deux à deux égaux en toute position.

    1.2. Propriétés opératoires
    Propriétés

    • Somme : pour sommer deux matrices de même format, on additionne à chaque position leurs termes deux à deux.
    • Multiplication par un réel : soient \(\displaystyle{A}\) une matrice et \(\displaystyle{\lambda}\) un réel, on calcule la matrice \(\displaystyle{\lambda A}\) est multipliant tous les termes de \(\displaystyle{A}\) par \(\displaystyle{\lambda}\).

    2. Produit matriciel
    2.1. Principe
    Définition

    On considère une matrice-ligne \(\displaystyle{L = \begin{pmatrix} a_1 & \cdots & a_n \end{pmatrix} }\) et une matrice-colonne \(\displaystyle{C = \begin{pmatrix} b_1 \cr \vdots \cr b_n \end{pmatrix} }\).
    Le produit \(\displaystyle{L \times C}\), noté \(\displaystyle{LC}\), est un réel égal à : $$ LC = a_1 b_1 +… + a_n b_n $$

    Exemple

    \(\displaystyle{ \begin{pmatrix} 1 & 0 & -2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} -3 \cr 8 \cr -1 \end{pmatrix} = 1 \times (-3) + 0 \times 8 + (-2) \times (-1) = -1 }\)

    Définition

    On considère une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{n}\)) et une matrice \(\displaystyle{B}\) de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{p}\)).
    Le produit \(\displaystyle{AB}\) est égal à la matrice \(\displaystyle{C}\) de taille (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{p}\)) telle que le terme de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{j}\)) de \(\displaystyle{C}\) est égal au produit de la \(\displaystyle{i}\)-ème ligne de \(\displaystyle{AA}\) par la \(\displaystyle{j}\)-ème colonne de \(\displaystyle{B}\).

    » Remarque : le produit de deux matrices n’existe que si le nombre de colonnes de la première est égal au nombre de lignes de la seconde. Ce qui signifie que le produit matriciel n’est pas commutatif : l’ordre de multiplication est important.

    Exemple

    \(\displaystyle{ \begin{pmatrix} \color{Blue}{-1} & \color{Blue}{4} & \color{Blue}{3} \cr … &… &… \end{pmatrix} \begin{pmatrix} … & \color{Green}{2} &… \cr … & \color{Green}{0} &… \cr … & \color{Green}{1} &… \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} … & \color{Red}{1} &… \cr … &… &… \end{pmatrix} }\)

    Détail du calcul : \(\displaystyle{ \color{Red}{1} = \color{Blue}{-1} \times \color{Green}{2} + \color{Blue}{4} \times \color{Green}{0} + \color{Blue}{3} \times \color{Green}{1} }\)

    Théorème

    On considère une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)) formées des colonnes \(\displaystyle{A_1}\),…, \(\displaystyle{A_n}\), et une matrice-colonne \(\displaystyle{X = \begin{pmatrix} x_1 \cr \vdots \cr x_n \end{pmatrix} }\) .
    Le produit \(\displaystyle{AX}\) est égal à la matrice-colonne de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{1}\)) :
    $$ AX = x_1 A_1 +… + x_n A_n $$

    2.2. Expression matricielle d’un système
    Propriété

    Soit \(\displaystyle{a}\), \(\displaystyle{b}\), \(\displaystyle{c}\), \(\displaystyle{d}\), \(\displaystyle{s}\) et \(\displaystyle{t}\) des réels. Le système \(\displaystyle{ \begin{cases} ax + by = s \cr cx + dy = t \end{cases} }\) est équivalent aux équations matricielles :
    $$ \begin{pmatrix} a & b \cr c & d \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \cr y \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} s \cr t \end{pmatrix} \text{ ou } x \begin{pmatrix} a \cr c \end{pmatrix} + y \begin{pmatrix} b \cr d \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} s \cr t \end{pmatrix} $$
    3. Matrices carrées
    3.1. Matrices remarquables
    Définitions

    On appelle matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)).

    On appelle diagonale d’une matrice carrée les coefficients de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{i}\)).

    On appelle matrice diagonale une matrice carrée dont tous les coefficients qui ne sont pas sur la diagonale sont nuls :
    $$ \begin{pmatrix} a_1 & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & \ddots & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & a_n \end{pmatrix} $$

    On appelle matrice identité d’ordre \(\displaystyle{n}\) la matrice carrée \(\displaystyle{I_n}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) formée d’une diagonale de \(\displaystyle{1}\) et de coefficients nuls ailleurs :
    $$ I_n = \begin{pmatrix} 1 & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & 1 & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & 1 \end{pmatrix} $$

    » Remarque : la matrice identité est une matrice diagonale ; elle joue le rôle de 1 dans le produit matriciel.

    On appelle matrice nulle d’ordre \(\displaystyle{n}\), notée \(\displaystyle{(0)_n}\), la matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) dont tous les coefficients sont nuls.

    3.2. Opérations
    Propriétés

    Soient \(\displaystyle{A}\), \(\displaystyle{B}\) et \(\displaystyle{C}\) trois matrices carrées d’ordre \(\displaystyle{n}\), et \(\displaystyle{\lambda}\) un réel.

    • \(\displaystyle{ \lambda (AB) = (\lambda A) B = A (\lambda B)}\)

    • Associativité : \(\displaystyle{A(BC) = (AB) C}\)

    • Distributivité : \(\displaystyle{ A(B+C) = AB + AC }\) et \(\displaystyle{ (B+C) A = BA + CA }\)

    • \(\displaystyle{ A I_n = I_n A = A }\)

    • \(\displaystyle{ (0)_n = (0)_n A = (0)_n }\)

    Définition

    Deux matrices carrées \(\displaystyle{A}\) et \(\displaystyle{B}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) commutent si et seulement si :
    $$ AB = BA $$

    » Attention :

    • En général, \(\displaystyle{ AB \neq BA }\).

    • \(\displaystyle{AB}\) peut être nulle sans que ni \(\displaystyle{A}\) ni \(\displaystyle{B}\) ne soit nulle.

    • \(\displaystyle{AB = AC}\) n’implique pas nécessairement que \(\displaystyle{B=C}\).

    3.3. Puissances
    Définition

    Soient \(\displaystyle{A}\) une matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) et \(\displaystyle{k}\) un entier naturel non nul, on définit les puissances de \(\displaystyle{A}\) :
    $$ A^k = \underbrace{ A \times… \times A }_{k} $$

    » Remarque : par convention, \(\displaystyle{ A^0 = I_n }\).

    Propriété

    Pour tous entiers naturels non nuls \(\displaystyle{k}\) et \(\displaystyle{r}\) : \(\displaystyle{ A^k \times A^r = A^{k+r} }\)

    3.4. Inverse d’une matrice
    Définition

    La matrice carrée \(\displaystyle{A}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) est inversible si et seulement s’il existe une matrice \(\displaystyle{B}\) telle que :
    $$ AB = BA = I_n $$ La matrice \(\displaystyle{B}\) est alors appelée matrice inverse de \(\displaystyle{A}\) et est notée \(\displaystyle{A^{-1}}\). Elle est unique.

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    Term ES | Cours : Lois à densité, lois normales, intervalle de fluctuation et intervalle de confiance

    Chapitre 11
    Sommaire du cours
    1. Lois à densité
    1.1. Densité de probabilité
    1.2. Loi uniforme sur [a ; b]
    1.3. Loi normale centrée réduite
    1.4. Loi normale générale

    2. Estimation et statistique
    2.1. Intervalles de fluctuation
    2.2. Intervalles de confiance
    Les exercices de ce chapitre
    A venir
    1. Lois à densité
    1.1. Densité de probabilité
    Définition

    Soit \(\displaystyle{f}\) une fonction définie sur un intervalle \(\displaystyle{I = [a ; + \infty[}\), positive et continue sur \(\displaystyle{I}\), telle que :
    \(\displaystyle{\lim_{x \to +\infty} \int_{a}^{x} f(t) \ \mathrm dt = 1}\)
    Alors, en posant pour tout réel \(\displaystyle{b}\) de \(\displaystyle{I}\) : \(\displaystyle{P([a ; b]) = \int_{a}^{b} f(t) \ \mathrm dt}\), on définit une loi de probabilité continue sur \(\displaystyle{I}\). La fonction \(\displaystyle{f}\) est la densité de probabilité de cette loi.

    » Notation : \(\displaystyle{P([a ; b]) = P(X \in [a ; b]) = P(a \leqslant X \leqslant b)}\)

    Propriétés

    • \(\displaystyle{P([a ; b]) = P([a ; b[) = P(]a ; b]) = P(]a ; b[)}\)

    • \(\displaystyle{P([a ; a]) = 0}\)

    • \(\displaystyle{P(a \leqslant X \leqslant b) = P(X \leqslant b) - P(X \leqslant a) }\)

    • \(\displaystyle{P(X \leqslant a) + P(X \leqslant -a) = 1 }\)

    1.2. Loi uniforme sur \(\displaystyle{[a ; b]}\)
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\) (\(\displaystyle{a \lt b}\)) si elle admet pour densité la fonction f définie sur \(\displaystyle{[a ; b]}\) par :
    $$f(x) = \frac{1}{b-a}$$

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\), alors pour tous réels \(\displaystyle{c}\) et \(\displaystyle{d}\) tels que \(\displaystyle{a \leqslant c \leqslant d \leqslant b }\) :
    $$ P(c \leqslant X \leqslant d) = \frac{d-c}{b-a} $$

    Illustration

    loi uniforme densite aire La valeur de \(\displaystyle{P([c ; d])}\) est égale à l’aire de la surface comprise entre la droite d’équation \(\displaystyle{y = \frac{1}{b-a}}\), l’axe des abscisses et les droites d’équation \(\displaystyle{x = c}\) et \(\displaystyle{x = d}\).

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\), son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = \frac{a+b}{2} $$

    1.3. Loi normale centrée réduite
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite notée \(\displaystyle{\mathcal{N}(0;1)}\) si elle admet pour densité la fonction de Gauss normalisée f définie sur \(\displaystyle{\mathbb{R}}\) par :
    $$f(x) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} e^{-\frac{x^2}{2}}$$

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, alors :
    $$ P(X \leqslant a) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{-\infty}^{a} e^{-\frac{t^2}{2}} \ \mathrm dt $$

    Illustration

    loi normale centree reduite La valeur de \(\displaystyle{P(X \leqslant a)}\) est égale à l’aire de la surface comprise entre la courbe d’équation \(\displaystyle{y = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} e^{-\frac{x^2}{2}}}\), l’axe des abscisses et la droite d’équation \(\displaystyle{x = a}\).

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, alors pour tout réel \(\displaystyle{\alpha}\) de \(\displaystyle{]0;1[}\) il existe un unique réel positif \(\displaystyle{u_{\alpha}}\) tel que :
    $$ P(-u_{\alpha} \leqslant X \leqslant u_{\alpha}) = 1-\alpha $$

    Illustration

    loi normale centree reduite

    Théorèmes

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = 0 $$

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, sa variance (et son écart-type) est alors égale à :
    $$ V(X) = 1 $$

    1.4. Loi normale générale
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\) (\(\displaystyle{\mu \in \mathbb{R}}\), \(\displaystyle{\sigma \in \mathbb{R}^{+*}}\)) si la variable aléatoire \(\displaystyle{\frac{X-\mu}{\sigma}}\) suit la loi normale centrée réduite.

    Théorèmes

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = \mu $$

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), sa variance est alors égale à :
    $$ V(X) = \sigma^2 $$ et son écart-type est donc égale à \(\displaystyle{\sigma}\).

    Illustration

    lois normales et gaussiennes

    On observe que plus \(\displaystyle{\sigma}\) augmente, plus la courbe de la densité de la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\) est aplatie. De plus, cette courbe est centrée sur la moyenne, c’est-à-dire la droite d’équation \(\displaystyle{x=\mu}\).

    » Remarque : si \(\displaystyle{\mu=0}\) et \(\displaystyle{\sigma=1}\), on retrouve la courbe de Gauss normalisée, soit la loi normale centrée réduite.

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), on a les valeurs remarquables suivantes :
    $$ P(\mu - \sigma \leqslant X \leqslant \mu + \sigma) \approx 0,68 $$ $$ P(\mu - 2\sigma \leqslant X \leqslant \mu + 2\sigma) \approx 0,95 $$ $$ P(\mu - 3\sigma \leqslant X \leqslant \mu + 3\sigma) \approx 0,997 $$

    2. Estimation et statistique
    2.1. Intervalles de fluctuation
    Définition

    Soient Z une variable aléatoire suivant la loi normale centrée réduite, \(\displaystyle{\alpha}\) un réel de \(\displaystyle{]0;1[}\) et \(\displaystyle{u_{\alpha}}\) l’unique réel positif tel que \(\displaystyle{P(-u_{\alpha} \leqslant Z \leqslant u_{\alpha}) = 1-\alpha}\).
    Si \(\displaystyle{X_n}\) est une variable aléatoire suivant la loi binomiale \(\displaystyle{\mathcal{B}(n;p)}\), on pose :
    $$ I_n = \left[ p - u_{\alpha} \frac{\sqrt{p(1-p)}}{\sqrt{n}} ; p + u_{\alpha} \frac{\sqrt{p(1-p)}}{\sqrt{n}} \right] $$ et on a alors :
    $$ \lim_{n \to +\infty} P\left(\frac{X_n}{n} \in I_n \right) = 1-\alpha $$ L’intervalle \(\displaystyle{I_n}\) est appelé intervalle de fluctuation de \(\displaystyle{\frac{X_n}{n}}\) au seuil \(\displaystyle{1-\alpha}\), si les conditions suivantes sont satisfaites :
    $$ n \geqslant 30 \text{ , } np \geqslant 5 \text{ , } n(1-p) \geqslant 5 $$

    » Remarque : dans cette configuration, la proportion ou probabilité de succès \(\displaystyle{p}\) est connue.

    2.2. Intervalles de confiance
    Définition

    On considère une expérience de Bernoulli dont on veut estimer la probabilité de succès \(\displaystyle{p}\). On appelle \(\displaystyle{f_n}\) la fréquence d’apparition du succès après \(\displaystyle{n}\) répétitions indépendantes. Si \(\displaystyle{n \geqslant 30}\), \(\displaystyle{nf_n \geqslant 5}\) et \(\displaystyle{n(1-f_n) \geqslant 5}\), alors \(\displaystyle{p}\) appartient à l’intervalle suivant avec un niveau de confiance de \(\displaystyle{95\%}\) :
    $$ \left[ f_n - \frac{1}{\sqrt{n}} ; f_n + \frac{1}{\sqrt{n}} \right] $$

    » Remarque : dans cette configuration, la proportion ou probabilité de succès \(\displaystyle{p}\) est inconnue.

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    Term S Spé | Cours : Matrices, produit matriciel, systèmes d’équations, inverse d’une matrice

    Chapitre 2
    Sommaire du cours
    1. Définition et premières propriétés
    1.1. Définitions
    1.2. Propriétés opératoires

    2. Produit matriciel
    2.1. Principe
    2.2. Expression matricielle d’un système

    3. Matrices carrées
    3.1. Matrices remarquables
    3.2. Opérations
    3.3. Puissances
    3.4. Inverse d’une matrice
    Les exercices de ce chapitre
    A venir
    1. Définition et premières propriétés
    1.1. Définitions
    Définition

    Soient \(\displaystyle{m}\) et \(\displaystyle{n}\) deux entiers naturels non nuls. Une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille ou de format (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{n}\)) à coefficients réels est un tableau de réels composé de \(\displaystyle{m}\) lignes et \(\displaystyle{n}\) colonnes.
    Le terme situé sur la \(\displaystyle{i}\)-ème ligne et la \(\displaystyle{j}\)-ème colonne est appelé terme de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{j}\)).

    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{n}\)), c’est-à-dire ne possédant qu’une seule ligne, est appelée matrice-ligne.
    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{1}\)), c’est-à-dire ne possédant qu’une seule colonne, est appelée matrice-colonne.
    • Une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)), c’est-à-dire possédant \(\displaystyle{n}\) lignes et \(\displaystyle{n}\) colonnes, est appelée matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\).
    • Les termes de positions (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{i}\)) d’une matrice carrée sont appelés coefficients diagonaux.

    » Remarque : on considère qu’une matrice composée d’une ligne et d’une colonne est un réel.

    Exemple

    Soit \(\displaystyle{A = \begin{pmatrix} 2 & 0 & 4 \cr -1 & 1 & 5,6 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{A}\) est une matrice de taille (\(\displaystyle{2}\), \(\displaystyle{3}\)).
    • Le terme de position (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{3}\)) de \(\displaystyle{A}\) est égal à \(\displaystyle{4}\).
    • Le terme de position (\(\displaystyle{2}\), \(\displaystyle{3}\)) de \(\displaystyle{A}\) est égal à \(\displaystyle{5,6}\).

    Soit \(\displaystyle{B = \begin{pmatrix} 1 & 1 & -8 & 0 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{B}\) est une matrice-ligne de taille (\(\displaystyle{1}\), \(\displaystyle{4}\)).

    Soit \(\displaystyle{C = \begin{pmatrix} 1 \cr 0 \cr -2 \cr 1 \cr 0 \end{pmatrix}}\)

    • \(\displaystyle{C}\) est une matrice-colonne de taille (\(\displaystyle{5}\), \(\displaystyle{1}\)).

    Théorème

    Deux matrices sont égales si et seulement si elles sont de même taille et leurs coefficients sont deux à deux égaux en toute position.

    1.2. Propriétés opératoires
    Propriétés

    • Somme : pour sommer deux matrices de même format, on additionne à chaque position leurs termes deux à deux.
    • Multiplication par un réel : soient \(\displaystyle{A}\) une matrice et \(\displaystyle{\lambda}\) un réel, on calcule la matrice \(\displaystyle{\lambda A}\) est multipliant tous les termes de \(\displaystyle{A}\) par \(\displaystyle{\lambda}\).

    2. Produit matriciel
    2.1. Principe
    Définition

    On considère une matrice-ligne \(\displaystyle{L = \begin{pmatrix} a_1 & \cdots & a_n \end{pmatrix} }\) et une matrice-colonne \(\displaystyle{C = \begin{pmatrix} b_1 \cr \vdots \cr b_n \end{pmatrix} }\).
    Le produit \(\displaystyle{L \times C}\), noté \(\displaystyle{LC}\), est un réel égal à :
    $$ LC = a_1 b_1 +… + a_n b_n $$

    Exemple

    \(\displaystyle{ \begin{pmatrix} 1 & 0 & -2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} -3 \cr 8 \cr -1 \end{pmatrix} = 1 \times (-3) + 0 \times 8 + (-2) \times (-1) = -1 }\)

    Définition

    On considère une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{n}\)) et une matrice \(\displaystyle{B}\) de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{p}\)).
    Le produit \(\displaystyle{AB}\) est égal à la matrice \(\displaystyle{C}\) de taille (\(\displaystyle{m}\), \(\displaystyle{p}\)) telle que le terme de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{j}\)) de \(\displaystyle{C}\) est égal au produit de la \(\displaystyle{i}\)-ème ligne de \(\displaystyle{AA}\) par la \(\displaystyle{j}\)-ème colonne de \(\displaystyle{B}\).

    » Remarque : le produit de deux matrices n’existe que si le nombre de colonnes de la première est égal au nombre de lignes de la seconde. Ce qui signifie que le produit matriciel n’est pas commutatif : l’ordre de multiplication est important.

    Exemple

    \(\displaystyle{ \begin{pmatrix} \color{Blue}{-1} & \color{Blue}{4} & \color{Blue}{3} \cr … &… &… \end{pmatrix} \begin{pmatrix} … & \color{Green}{2} &… \cr … & \color{Green}{0} &… \cr … & \color{Green}{1} &… \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} … & \color{Red}{1} &… \cr … &… &… \end{pmatrix} }\)

    Détail du calcul : \(\displaystyle{ \color{Red}{1} = \color{Blue}{-1} \times \color{Green}{2} + \color{Blue}{4} \times \color{Green}{0} + \color{Blue}{3} \times \color{Green}{1} }\)

    Théorème

    On considère une matrice \(\displaystyle{A}\) de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)) formées des colonnes \(\displaystyle{A_1}\),…, \(\displaystyle{A_n}\), et une matrice-colonne \(\displaystyle{X = \begin{pmatrix} x_1 \cr \vdots \cr x_n \end{pmatrix} }\) .
    Le produit \(\displaystyle{AX}\) est égal à la matrice-colonne de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{1}\)) :
    $$ AX = x_1 A_1 +… + x_n A_n $$

    2.2. Expression matricielle d’un système
    Propriété

    Soit \(\displaystyle{a}\), \(\displaystyle{b}\), \(\displaystyle{c}\), \(\displaystyle{d}\), \(\displaystyle{s}\) et \(\displaystyle{t}\) des réels. Le système \(\displaystyle{ \begin{cases} ax + by = s \cr cx + dy = t \end{cases} }\) est équivalent aux équations matricielles :
    $$ \begin{pmatrix} a & b \cr c & d \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \cr y \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} s \cr t \end{pmatrix} \text{ ou } x \begin{pmatrix} a \cr c \end{pmatrix} + y \begin{pmatrix} b \cr d \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} s \cr t \end{pmatrix} $$
    3. Matrices carrées
    3.1. Matrices remarquables
    Définitions

    On appelle matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) une matrice de taille (\(\displaystyle{n}\), \(\displaystyle{n}\)).

    On appelle diagonale d’une matrice carrée les coefficients de position (\(\displaystyle{i}\), \(\displaystyle{i}\)).

    On appelle matrice diagonale une matrice carrée dont tous les coefficients qui ne sont pas sur la diagonale sont nuls :
    $$ \begin{pmatrix} a_1 & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & \ddots & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & a_n \end{pmatrix} $$ On note : \(\displaystyle{A = \text{diag}(a_1,…, a_n) }\).

    On appelle matrice identité d’ordre \(\displaystyle{n}\) la matrice carrée \(\displaystyle{I_n}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) formée d’une diagonale de \(\displaystyle{1}\) et de coefficients nuls ailleurs :
    $$ I_n = \begin{pmatrix} 1 & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & 1 & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & 1 \end{pmatrix} $$

    » Remarque : la matrice identité est une matrice diagonale ; elle joue le rôle de 1 dans le produit matriciel.

    On appelle matrice nulle d’ordre \(\displaystyle{n}\), notée \(\displaystyle{(0)_n}\), la matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) dont tous les coefficients sont nuls.

    3.2. Opérations
    Propriétés

    Soient \(\displaystyle{A}\), \(\displaystyle{B}\) et \(\displaystyle{C}\) trois matrices carrées d’ordre \(\displaystyle{n}\), et \(\displaystyle{\lambda}\) un réel.

    • \(\displaystyle{ \lambda (AB) = (\lambda A) B = A (\lambda B)}\)

    • Associativité : \(\displaystyle{A(BC) = (AB) C}\)

    • Distributivité : \(\displaystyle{ A(B+C) = AB + AC }\) et \(\displaystyle{ (B+C) A = BA + CA }\)

    • \(\displaystyle{ A I_n = I_n A = A }\)

    • \(\displaystyle{ (0)_n = (0)_n A = (0)_n }\)

    Définition

    Deux matrices carrées \(\displaystyle{A}\) et \(\displaystyle{B}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) commutent si et seulement si :
    $$ AB = BA $$

    » Attention :

    • En général, \(\displaystyle{ AB \neq BA }\).

    • \(\displaystyle{AB}\) peut être nulle sans que ni \(\displaystyle{A}\) ni \(\displaystyle{B}\) ne soit nulle.

    • \(\displaystyle{AB = AC}\) n’implique pas nécessairement que \(\displaystyle{B=C}\).

    Théorème

    On considère deux matrices diagonales \(\displaystyle{A = \text{diag}(a_1,…, a_n) }\) et \(\displaystyle{B = \text{diag}(b_1,…, b_n) }\). On a :
    $$ AB = BA = \begin{pmatrix} a_1 b_1 & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & \ddots & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & a_n b_n \end{pmatrix} $$

    3.3. Puissances
    Définition

    Soient \(\displaystyle{A}\) une matrice carrée d’ordre \(\displaystyle{n}\) et \(\displaystyle{k}\) un entier naturel non nul, on définit les puissances de \(\displaystyle{A}\) :
    $$ A^k = \underbrace{ A \times… \times A }_{k} $$

    » Remarque : par convention, \(\displaystyle{ A^0 = I_n }\).

    Propriété

    Pour tous entiers naturels non nuls \(\displaystyle{k}\) et \(\displaystyle{r}\) : \(\displaystyle{ A^k \times A^r = A^{k+r} }\)

    Théorème

    On considère une matrice diagonale \(\displaystyle{A = \text{diag}(a_1,…, a_n) }\) et \(\displaystyle{k}\) un entier naturel non nul. On a :
    $$ A^k = \begin{pmatrix} a_{1}^{k} & 0 & \cdots & 0 \cr 0 & \ddots & \ddots & \vdots \cr \vdots & \ddots & \ddots & 0 \cr 0 & \cdots & 0 & a_{n}^{k} \end{pmatrix} $$

    3.4. Inverse d’une matrice
    Définition

    La matrice carrée \(\displaystyle{A}\) d’ordre \(\displaystyle{n}\) est inversible si et seulement s’il existe une matrice \(\displaystyle{B}\) telle que :
    $$ AB = BA = I_n $$ La matrice \(\displaystyle{B}\) est alors appelée matrice inverse de \(\displaystyle{A}\) et est notée \(\displaystyle{A^{-1}}\). Elle est unique.

    Théorème

    On considère une matrice diagonale \(\displaystyle{A = \text{diag}(a_1,…, a_n) }\). \(\displaystyle{A}\) est inversible si et seulement si aucun des coefficients de sa diagonale n’est nul, et on a :
    $$ A^{-1} = \text{diag}\left( \frac{1}{a_1},…, \frac{1}{a_n} \right) $$

      • #Terminale S Spé (cours)
    • il y a 7 mois
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    Term S | Cours : Densité de probabilité, lois normales, intervalles de fluctuation et de confiance

    Chapitre 12
    Sommaire du cours
    1. Lois à densité
    1.1. Densité de probabilité
    1.2. Loi uniforme sur [a ; b]
    1.3. Loi exponentielle
    1.4. Loi normale centrée réduite
    1.5. Loi normale générale
    1.6. Théorème de Moivre-Laplace

    2. Estimation et statistique
    2.1. Intervalles de fluctuation
    2.2. Intervalles de confiance
    Les exercices de ce chapitre
    A venir
    1. Lois à densité
    1.1. Densité de probabilité
    Définition

    Soit \(\displaystyle{f}\) une fonction définie sur un intervalle \(\displaystyle{I = [a ; + \infty[}\), positive et continue sur \(\displaystyle{I}\), telle que :
    \(\displaystyle{\lim_{x \to +\infty} \int_{a}^{x} f(t) \ \mathrm dt = 1}\)
    Alors, en posant pour tout réel \(\displaystyle{b}\) de \(\displaystyle{I}\) : \(\displaystyle{P([a ; b]) = \int_{a}^{b} f(t) \ \mathrm dt}\), on définit une loi de probabilité continue sur \(\displaystyle{I}\). La fonction \(\displaystyle{f}\) est la densité de probabilité de cette loi.

    » Notation : \(\displaystyle{P([a ; b]) = P(X \in [a ; b]) = P(a \leqslant X \leqslant b)}\)

    Propriétés

    • \(\displaystyle{P([a ; b]) = P([a ; b[) = P(]a ; b]) = P(]a ; b[)}\)

    • \(\displaystyle{P([a ; a]) = 0}\)

    • \(\displaystyle{P(a \leqslant X \leqslant b) = P(X \leqslant b) - P(X \leqslant a) }\)

    • \(\displaystyle{P(X \leqslant a) + P(X \leqslant -a) = 1 }\)

    1.2. Loi uniforme sur \(\displaystyle{[a ; b]}\)
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\) (\(\displaystyle{a \lt b}\)) si elle admet pour densité la fonction f définie sur \(\displaystyle{[a ; b]}\) par :
    $$f(x) = \frac{1}{b-a}$$

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\), alors pour tous réels \(\displaystyle{c}\) et \(\displaystyle{d}\) tels que \(\displaystyle{a \leqslant c \leqslant d \leqslant b }\) :
    $$ P(c \leqslant X \leqslant d) = \frac{d-c}{b-a} $$

    Illustration

    loi uniforme densite aire La valeur de \(\displaystyle{P([c ; d])}\) est égale à l’aire de la surface comprise entre la droite d’équation \(\displaystyle{y = \frac{1}{b-a}}\), l’axe des abscisses et les droites d’équation \(\displaystyle{x = c}\) et \(\displaystyle{x = d}\).

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi uniforme sur l’intervalle \(\displaystyle{[a ; b]}\), son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = \frac{a+b}{2} $$

    1.3. Loi exponentielle
    Définition

    Soit \(\displaystyle{\lambda}\) un réel strictement positif.
    La loi exponentielle de paramètre \(\displaystyle{\lambda}\) (ou loi de durée de vie sans vieillissement) a pour densité de probabilité la fonction \(\displaystyle{f}\) définie pour tout réel positif par :
    $$f(t) = \lambda e^{-\lambda t}$$

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi exponentielle de paramètre \(\displaystyle{\lambda}\), alors :
    $$ P(a \leqslant X \leqslant b) = \int_{a}^{b} \lambda e^{-\lambda t} \ \mathrm dt $$

    Illustration

    loi uniforme densite aire La valeur de \(\displaystyle{P([a ; b])}\) est égale à l’aire de la surface comprise entre la courbe d’équation \(\displaystyle{y = \lambda e^{-\lambda t}}\), l’axe des abscisses et les droites d’équation \(\displaystyle{x = a}\) et \(\displaystyle{x = b}\).

    Propriétés

    Soit un réel positif \(\displaystyle{a}\).

    • \(\displaystyle{P(X \leqslant a) = \int_{0}^{a} \lambda e^{-\lambda t} \ \mathrm dt = 1 - e^{-\lambda a}}\)

    • \(\displaystyle{P(X \gt a) = 1 - P(X \leqslant a) = e^{-\lambda a}}\)

    • Soit un réel positif \(\displaystyle{s}\) : \(\displaystyle{P_{(X \geqslant a)}(a \leqslant X \leqslant a + s) = P(0 \leqslant X \leqslant s)}\)

    Widget


    1.4. Loi normale centrée réduite
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite notée \(\displaystyle{\mathcal{N}(0;1)}\) si elle admet pour densité la fonction de Gauss normalisée f définie sur \(\displaystyle{\mathbb{R}}\) par :
    $$f(x) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} e^{-\frac{x^2}{2}}$$

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, alors :
    $$ P(X \leqslant a) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{-\infty}^{a} e^{-\frac{t^2}{2}} \ \mathrm dt $$

    Illustration

    loi normale centree reduite La valeur de \(\displaystyle{P(X \leqslant a)}\) est égale à l’aire de la surface comprise entre la courbe d’équation \(\displaystyle{y = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} e^{-\frac{x^2}{2}}}\), l’axe des abscisses et la droite d’équation \(\displaystyle{x = a}\).

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, alors pour tout réel \(\displaystyle{\alpha}\) de \(\displaystyle{]0;1[}\) il existe un unique réel positif \(\displaystyle{u_{\alpha}}\) tel que :
    $$ P(-u_{\alpha} \leqslant X \leqslant u_{\alpha}) = 1-\alpha $$

    Illustration

    loi normale centree reduite

    Théorèmes

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = 0 $$

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale centrée réduite, sa variance (et son écart-type) est alors égale à :
    $$ V(X) = 1 $$

    1.5. Loi normale générale
    Définition

    Une variable aléatoire \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\) (\(\displaystyle{\mu \in \mathbb{R}}\), \(\displaystyle{\sigma \in \mathbb{R}^{+*}}\)) si la variable aléatoire \(\displaystyle{\frac{X-\mu}{\sigma}}\) suit la loi normale centrée réduite.

    Théorèmes

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), son espérance est alors égale à :
    $$ E(X) = \mu $$

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), sa variance est alors égale à :
    $$ V(X) = \sigma^2 $$ et son écart-type est donc égale à \(\displaystyle{\sigma}\).

    Illustration

    lois normales et gaussiennes

    On observe que plus \(\displaystyle{\sigma}\) augmente, plus la courbe de la densité de la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\) est aplatie. De plus, cette courbe est centrée sur la moyenne, c’est-à-dire la droite d’équation \(\displaystyle{x=\mu}\).

    » Remarque : si \(\displaystyle{\mu=0}\) et \(\displaystyle{\sigma=1}\), on retrouve la courbe de Gauss normalisée, soit la loi normale centrée réduite.

    Théorème

    Si \(\displaystyle{X}\) suit la loi normale \(\displaystyle{\mathcal{N}(\mu;\sigma^2)}\), on a les valeurs remarquables suivantes :
    $$ P(\mu - \sigma \leqslant X \leqslant \mu + \sigma) \approx 0,68 $$ $$ P(\mu - 2\sigma \leqslant X \leqslant \mu + 2\sigma) \approx 0,95 $$ $$ P(\mu - 3\sigma \leqslant X \leqslant \mu + 3\sigma) \approx 0,997 $$

    1.6. Théorème de Moivre-Laplace
    Théorème

    Soit \(\displaystyle{X_n}\) une variable aléatoire suivant la loi binomiale \(\displaystyle{\mathcal{B}(n;p)}\), on définit la variable aléatoire \(\displaystyle{Z_n}\) par :
    $$ Z_n = \frac{X_n-np}{\sqrt{np(1-p)}} $$ Pour tous réels \(\displaystyle{a}\) et \(\displaystyle{b}\) (\(\displaystyle{a \lt b}\)), on a alors :
    $$ \lim_{n \to +\infty} P(a \leqslant Z_n \leqslant b) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{a}^{b} e^{-\frac{t^2}{2}} \ \mathrm dt $$

    » Remarque : cela signifie que si \(\displaystyle{n}\) est très grand, on peut approximer une loi binomiale par la loi normale centrée réduite.

    2. Estimation et statistique
    2.1. Intervalles de fluctuation
    Définition

    Soient Z une variable aléatoire suivant la loi normale centrée réduite, \(\displaystyle{\alpha}\) un réel de \(\displaystyle{]0;1[}\) et \(\displaystyle{u_{\alpha}}\) l’unique réel positif tel que \(\displaystyle{P(-u_{\alpha} \leqslant Z \leqslant u_{\alpha}) = 1-\alpha}\).
    Si \(\displaystyle{X_n}\) est une variable aléatoire suivant la loi binomiale \(\displaystyle{\mathcal{B}(n;p)}\), on pose :
    $$ I_n = \left[ p - u_{\alpha} \frac{\sqrt{p(1-p)}}{\sqrt{n}} ; p + u_{\alpha} \frac{\sqrt{p(1-p)}}{\sqrt{n}} \right] $$ et on a alors :
    $$ \lim_{n \to +\infty} P\left(\frac{X_n}{n} \in I_n \right) = 1-\alpha $$ L’intervalle \(\displaystyle{I_n}\) est appelé intervalle de fluctuation de \(\displaystyle{\frac{X_n}{n}}\) au seuil \(\displaystyle{1-\alpha}\), si les conditions suivantes sont satisfaites :
    $$ n \geqslant 30 \text{ , } np \geqslant 5 \text{ , } n(1-p) \geqslant 5 $$

    » Remarque : dans cette configuration, la proportion ou probabilité de succès \(\displaystyle{p}\) est connue.

    2.2. Intervalles de confiance
    Définition

    On considère une expérience de Bernoulli dont on veut estimer la probabilité de succès \(\displaystyle{p}\). On appelle \(\displaystyle{f_n}\) la fréquence d’apparition du succès après \(\displaystyle{n}\) répétitions indépendantes. Si \(\displaystyle{n \geqslant 30}\), \(\displaystyle{nf_n \geqslant 5}\) et \(\displaystyle{n(1-f_n) \geqslant 5}\), alors \(\displaystyle{p}\) appartient à l’intervalle suivant avec un niveau de confiance de \(\displaystyle{95\%}\) :
    $$ \left[ f_n - \frac{1}{\sqrt{n}} ; f_n + \frac{1}{\sqrt{n}} \right] $$

    » Remarque : dans cette configuration, la proportion ou probabilité de succès \(\displaystyle{p}\) est inconnue.

      • #Terminale S (cours)
    • il y a 7 mois
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    3ème : Lire un histogramme pour déterminer les effectifs d’une série statistique regroupée en classes

    Correction détaillée »

    Exercice 374
    Un professeur de mathématiques corrige le devoir commun de fin d’année du lycée.

    Il rassemble les notes par intervalles, et représente les résultats sur un histogramme. Chaque rectangle correspond à un intervalle de notes, dont l’aire est égale au nombre d’élèves ayant obtenu une note située dans cet intervalle :

    histogramme stats statistiques

    Compléter le tableau suivant par lecture de l’histogramme :

    Notes \(\displaystyle{0 \leqslant n \lt 4}\) \(\displaystyle{4 \leqslant n \lt 8}\) \(\displaystyle{8 \leqslant n \lt 12}\) \(\displaystyle{12 \leqslant n \lt 16}\) \(\displaystyle{16 \leqslant n \leqslant 20}\) Total
    Effectifs

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    3ème | Cours : Etude de séries statistiques, moyenne, médiane, quartiles
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    • il y a 1 an
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    3ème : Déterminer l’étendue, la médiane et les quartiles d’une série statistique

    Correction détaillée »

    Exercice 373
    Le bulletin de Sophie détaille ses notes par trimestre pour l’ensemble de l’année scolaire :

    T1  \(\displaystyle{4}\) \(\displaystyle{13}\) \(\displaystyle{10}\) \(\displaystyle{9}\) \(\displaystyle{16}\) \(\displaystyle{14}\) \(\displaystyle{7}\) \(\displaystyle{11}\)
    T2  \(\displaystyle{12}\) \(\displaystyle{7}\) \(\displaystyle{4}\) \(\displaystyle{18}\) \(\displaystyle{17}\) \(\displaystyle{5}\) \(\displaystyle{8}\) \(\displaystyle{13}\)
    T3  \(\displaystyle{7}\) \(\displaystyle{8}\) \(\displaystyle{9}\) \(\displaystyle{10}\) \(\displaystyle{11}\) \(\displaystyle{12}\) \(\displaystyle{13}\) \(\displaystyle{14}\)

    1. Classer l’ensemble des notes de Sophie par ordre croissant.
    2. Déterminer l’étendue de cette série.
    3. Déterminer la médiane de cette série.
    4. Déterminer les premier et troisième quartiles de cette série.

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    3ème | Cours : Etude de séries statistiques, moyenne, médiane, quartiles
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    • il y a 1 an
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    3ème : Moyenne d’une série statistique, et note à obtenir pour atteindre une moyenne cible

    Correction détaillée »

    Exercice 372
    Voici les notes qu’un étudiant de la Sorbonne a obtenu aux quatre contrôles continus :

    \(\displaystyle{8}\) ; \(\displaystyle{16}\) ; \(\displaystyle{11}\) ; \(\displaystyle{7}\).

    1. Calculer la moyenne de ses notes.
    2. Quelle note faut-il qu’il obtienne au cinquième contrôle pour que sa moyenne soit de \(\displaystyle{12}\) ?

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    3ème | Cours : Etude de séries statistiques, moyenne, médiane, quartiles
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    • il y a 1 an
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    3ème : Représenter les effectifs d’une série statistique sur un diagramme circulaire

    Correction détaillée »

    Exercice 371
    Une étude sur le mode de transport des salariés parisiens pour se rendre à leur travail donne les résultats suivants :
    • \(\displaystyle{1 000 000}\) empruntent leur voiture ;
    • \(\displaystyle{3 500 000}\) utilisent les transports en commun ;
    • \(\displaystyle{500 000}\) vont au travail en deux roues (moto, vélo …).

    On cherche à représenter ces résultats sur un diagramme circulaire.

    1. Compléter le tableau suivant :

    Voiture Transports en commun Deux roues Total
    Effectif
    Fréquence \(\displaystyle{1}\)
    Angle \(\displaystyle{360^\circ}\)

    2. Construire le diagramme circulaire correspondant.

    Réviser les cours correspondants
    3ème | Cours : Etude de séries statistiques, moyenne, médiane, quartiles
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    • il y a 1 an
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    3ème : Déterminer des antécédents graphiquement et par résolution d’une équation

    Correction détaillée »

    Exercice 370
    On considère la fonction \(\displaystyle{f}\) définie par :
    $$f(x) = x^{2} - 4x - 4$$ On donne sa représentation graphique :

    representation graphique courbe fonction

    1. Résoudre l’équation : \(\displaystyle{x^{2} - 4x - 4 = - 4}\)
    2. En déduire les antécédents de \(\displaystyle{- 4}\) par \(\displaystyle{f}\).
    3. Déterminer graphiquement les antécédents de \(\displaystyle{1}\) par \(\displaystyle{f}\).

    Réviser les cours correspondants
    3ème | Cours : Fonction linéaire, fonction affine, équations de droites et représentations graphiques
    3ème | Cours : Méthodes de résolution d’équations, d’inéquations et représentation des solutions
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      • #Représentations graphiques (3ème)
    • il y a 1 an
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    Terminale S
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    • Espérance d'une variable aléatoire
    • Evénements indépendants
    • Exponentielle
    • Extremum d'une fonction
    • Extremum local
    • Fonctions
    • Fonctions impaires
    • Fonctions trigonométriques
    • Forme canonique
    • Forme exponentielle d'un complexe
    • Formes indéterminées
    • Formule des probabilités totales
    • Géométrie dans l'espace
    • Indétermination
    • Inéquations
    • Intégrales
    • Intersection de plans
    • Lecture graphique
    • Limites de fonctions
    • Limites de suites
    • Linéarité de l'intégrale
    • Logarithme népérien
    • Loi binomiale
    • Loi exponentielle
    • Lois de probabilité continues
    • Lois de probabilité discrètes
    • Maximum d'une fonction
    • Minimum d'une fonction
    • Nombres complexes
    • Optimisation
    • Partie entière
    • Périodicité
    • Plan médiateur d'un segment
    • Plans perpendiculaires
    • Polynômes
    • Position relative
    • Primitives
    • Probabilités
    • Probabilités conditionnelles
    • Problèmes
    • Produit scalaire
    • Projeté orthogonal
    • Quantité conjuguée
    • Racines d'un polynôme
    • Récurrence
    • Relation de Chasles de l'intégrale
    • Répétitions d'événements
    • Sens de variation
    • Sens de variation d'une suite
    • Somme d'intégrales
    • Somme de termes
    • Suites
    • Suites bornées
    • Suites définies par récurrence
    • Suites géométriques
    • Suites majorées
    • Suites minorées
    • Système complet d'événements
    • Tableaux de variation
    • Tangentes
    • Tangentes horizontales
    • Taux d'accroissement
    • Taux de variation
    • Théorème d'encadrement
    • Théorème de la limite monotone
    • Théorème des gendarmes
    • Théorème des valeurs intermédiaires
    • Trinômes du second degré
    • Valeur absolue
    • Valeur moyenne d'une fonction
    • Variables aléatoires
    • Vecteur normal

    Terminale S Spé
    • Algorithmes
    • Algorithme d'Euclide
    • Arithmétique
    • Congruences
    • Dénombrement
    • Diviseurs
    • Division euclidienne
    • Equations diophantiennes
    • Multiples
    • Nombres premiers
    • Nombres premiers entre eux
    • PGCD
    • Programmes
    • Théorème de Bezout
    • Théorème de Gauss

    Terminale ES
    • Aire sous une courbe
    • Applications économiques
    • Arbre de probabilités
    • Coefficient directeur
    • Continuité
    • Courbe représentative
    • Coût marginal
    • Dérivée seconde
    • Dérivées
    • Domaine de définition
    • Droites parallèles
    • Egalité de polynômes
    • Encadrement d'intégrales
    • Equations
    • Equations de droites
    • Espérance d'une loi de probabilité
    • Evénements indépendants
    • Exponentielle
    • Exposants
    • Extremum d'une fonction
    • Fonctions
    • Fonctions de référence
    • Fonctions usuelles
    • Forme canonique
    • Formule des probabilités totales
    • Indétermination
    • Inéquations
    • Intégrales
    • Intérêts composés
    • Intersections
    • Lecture graphique
    • Linéarité de l'intégrale
    • Limites de fonctions
    • Limites de suites
    • Logarithme népérien
    • Loi binomiale
    • Lois de probabilité
    • Maximum d'une fonction
    • Minimum d'une fonction
    • Opérations sur les fonctions
    • Optimisation
    • Polynômes
    • Position relative
    • Primitives
    • Probabilités
    • Probabilités conditionnelles
    • Répétitions d'événements
    • Sens de variation
    • Sens de variation d'une suite
    • Somme d'intégrales
    • Somme de termes
    • Statistiques
    • Suites
    • Suites arithmético-géométriques
    • Suites bornées
    • Suites définies par récurrence
    • Suites géométriques
    • Suites majorées
    • Suites minorées
    • Système complet d'événements
    • Tableaux de variation
    • Tangentes
    • Tangentes horizontales
    • Théorème des valeurs intermédiaires
    • Trinômes du second degré
    • Valeur moyenne d'une fonction

    Terminale ES Spé
    • Algorithme de coloration d'un graphe
    • Etats probabilistes
    • Graphes étiquetés
    • Graphes non orientés
    • Graphes orientés
    • Graphes pondérés
    • Graphes probabilistes
    • Matrice de transition d'un graphe probabiliste
    • Nombre chromatique d'un graphe
    • Plus courte chaîne d'un graphe pondéré
    • Théorie des graphes

    Première S
    • Aires
    • Angles orientés
    • Arbre de probabilités
    • Axe de symétrie
    • Cardinal d'un événement
    • Centre de gravité
    • Centre de symétrie
    • Cercle trigonométrique
    • Changement de repère
    • Changement de variable
    • Coordonnées polaires
    • Courbe des fréquences cumulées
    • Courbe représentative
    • Dérivabilité en un point
    • Dérivées
    • Diagramme circulaire
    • Diagramme de Venn
    • Diagramme en boîte
    • Ecart-type d'une série statistique
    • Ensembles de points
    • Equations
    • Equations cartésiennes
    • Equations de cercles
    • Equations de droites
    • Equations du second degré
    • Equations trigonométriques
    • Evénements compatibles
    • Expression analytique du produit scalaire
    • Extremum d'une fonction
    • Extremum local
    • Fonctions
    • Fonctions de référence
    • Fonctions impaires
    • Fonctions paires
    • Fonctions périodiques
    • Fonctions trigonométriques
    • Fonctions usuelles
    • Forme canonique du trinôme du second degré
    • Formules trigonométriques
    • Géométrie
    • Géométrie analytique
    • Histogramme
    • Histogramme des fréquences cumulées
    • Inéquations trigonométriques
    • Intersections
    • Lecture graphique
    • Lieux de points
    • Lieux géométriques
    • Limites de fonctions
    • Majorants
    • Maximum d'une fonction
    • Médiane d'une série statistique
    • Mesure principale d'un angle orienté
    • Minimum d'une fonction
    • Moyenne d'une série statistique
    • Moyenne mobile
    • Optimisation
    • Paraboles
    • Parité
    • Périodicité
    • Polygone des fréquences cumulées
    • Polynômes
    • Position relative
    • Probabilités
    • Problèmes
    • Produit scalaire
    • Projeté orthogonal
    • Quartiles
    • Racines d'un polynôme
    • Relation de Chasles
    • Relation de Chasles pour les angles orientés
    • Répétitions d'événements
    • Représentation graphique d'une suite
    • Sens de variation
    • Séries statistiques continues
    • Signe de l'accroissement
    • Signe du trinôme du second degré
    • Somme de termes
    • Statistiques
    • Suites
    • Suites arithmétiques
    • Suites bornées
    • Suites définies par récurrence
    • Suites géométriques
    • Suites majorées
    • Suites minorées
    • Symétrie axiale
    • Symétrie orthogonale
    • Systèmes de 2 équations
    • Tableaux à compléter
    • Tableaux de signes
    • Tableaux de variation
    • Tangentes
    • Tangentes à un cercle
    • Tangentes horizontales
    • Taux d'accroissement
    • Taux de variation
    • Théorème d'Al-Kashi
    • Théorème de la médiane
    • Théorème de Thalès
    • Translations
    • Trigonométrie
    • Trinômes du second degré
    • Valeur absolue
    • Valeurs trigonométriques remarquables
    • Vecteur directeur
    • Vecteur normal
    • Vecteurs
    • Vecteurs colinéaires
    • Vecteurs orthogonaux

    Première ES
    • Aires
    • Arbre de probabilités
    • Cardinal d'un événement
    • Changement de variable
    • Coefficient multiplicateur
    • Courbe des fréquences cumulées
    • Courbe représentative
    • Dérivabilité en un point
    • Dérivées
    • Diagramme circulaire
    • Diagramme de Venn
    • Diagramme en boîte
    • Ecart-type d'une série statistique
    • Ensembles complémentaires
    • Ensemble de référence
    • Ensembles disjoints
    • Equations
    • Equations du second degré
    • Evénements compatibles
    • Extremum d'une fonction
    • Extremum local
    • Fonctions
    • Fonctions de référence
    • Fonctions impaires
    • Fonctions paires
    • Fonctions usuelles
    • Géométrie analytique
    • Histogramme
    • Histogramme des fréquences cumulées
    • Indices
    • Intersections
    • Intersections d'ensembles
    • Lecture graphique
    • Limites de fonctions
    • Majorants
    • Maximum d'une fonction
    • Médiane d'une série statistique
    • Minimum d'une fonction
    • Moyenne d'une série statistique
    • Moyenne mobile
    • Optimisation
    • Paraboles
    • Parité
    • Polygone des fréquences cumulées
    • Polynômes
    • Position relative
    • Pourcentages
    • Pourcentages d'évolution
    • Pourcentages de pourcentages
    • Probabilités
    • Problèmes
    • Quartiles
    • Racines d'un polynôme
    • Répétitions d'événements
    • Représentation graphique d'une suite
    • Sens de variation
    • Séries statistiques continues
    • Signe du trinôme du second degré
    • Somme de termes
    • Statistiques
    • Suites
    • Suites arithmétiques
    • Suites bornées
    • Suites définies par récurrence
    • Suites géométriques
    • Suites majorées
    • Suites minorées
    • Systèmes de 2 équations
    • Tableaux à compléter
    • Tableaux de signes
    • Tangentes
    • Tangentes horizontales
    • Taux d'accroissement
    • Taux de variation
    • Trinômes du second degré

    Seconde
    • Aires
    • Algorithmes
    • Angles
    • Angles inscrits
    • Antécédents d'une fonction
    • Arbre de probabilités
    • Boucle : POUR
    • Boucle : TANT QUE
    • Centre de gravité
    • Cercle circonscrit
    • Coefficient directeur
    • Condition : SI
    • Cône de révolution
    • Coordonnées d'un vecteur
    • Coordonnées du milieu
    • Cosinus
    • Courbe des fréquences cumulées
    • Courbe représentative
    • Cube
    • Diagramme de Venn
    • Distances
    • Domaine de définition
    • Droite parallèle à un plan
    • Droites
    • Droites coplanaires
    • Droite des milieux
    • Droites horizontales
    • Droites parallèles
    • Droites verticales
    • Echantillon
    • Effectifs cumulés
    • Enchaînement de fonctions
    • Ensembles de points
    • Equations
    • Equations cartésiennes
    • Equations de droites
    • Equations du premier degré
    • Equations du second degré
    • Evénements compatibles
    • Factorisation
    • Fonctions
    • Fonctions affines
    • Fonctions de référence
    • Fonctions homographiques
    • Fonctions paires
    • Fonctions usuelles
    • Forme canonique
    • Fréquence
    • Fréquences cumulées
    • Géométrie
    • Géométrie analytique
    • Géométrie dans l'espace
    • Hauteurs
    • Histogramme
    • Images d'une fonction
    • Inéquations
    • Interpolation linéaire
    • Intersection d'une droite et d'un plan
    • Intersection de plans
    • Intersections
    • Intervalle de fluctuation
    • Lecture graphique
    • Lieux de points
    • Lieux géométriques
    • Losanges
    • Maximum d'une fonction
    • Médiane d'une série statistique
    • Médianes d'un triangle
    • Médiatrice
    • Minimum d'une fonction
    • Moyenne
    • Orthocentre
    • Paraboles
    • Parallélogrammes
    • Patrons
    • Plans parallèles
    • Plans sécants
    • Points alignés
    • Polynômes
    • Polynômes de degré 2
    • Pourcentages
    • Probabilités
    • Problèmes
    • Programmes
    • Proportions
    • Quadrilatères
    • Quartiles
    • Réciproque de Pythagore
    • Réciproque de Thalès
    • Relation de Chasles
    • Repère quelconque
    • Secteurs angulaires
    • Sens de variation
    • Simulations
    • Somme de vecteurs
    • Sphère
    • Statistiques
    • Symétrie axiale
    • Symétrie centrale
    • Symétrie orthogonale
    • Systèmes de 2 équations
    • Systèmes de 3 équations
    • Tableaux de signes
    • Tableaux de variation
    • Tétraèdre
    • Théorème de Thalès
    • Théorème du toit
    • Translations
    • Triangle rectangle
    • Triangles
    • Triangles isocèles
    • Triangles opposés par le sommet
    • Vecteur directeur
    • Vecteurs
    • Vecteurs colinéaires
    • Vecteurs orthogonaux
    • Volumes

    Troisième
    • Agrandissement
    • Aires
    • Angles
    • Angles au centre
    • Angles inscrits
    • Antécédents d'une fonction
    • Arbre des possibilités
    • Bissectrices
    • Carré
    • Centre de gravité
    • Cercle circonscrit
    • Cône de révolution
    • Cosinus
    • Développement
    • Diagramme circulaire
    • Diviseurs
    • Diviseurs communs
    • Division euclidienne
    • Droite des milieux
    • Ecriture fractionnaire
    • Ecriture scientifique
    • Equations
    • Equations de droites
    • Etendue
    • Factorisation
    • Fonctions
    • Fonctions affines
    • Fonctions linéaires
    • Géométrie dans l'espace
    • Géométrie plane
    • Hauteurs
    • Histogramme
    • Identités remarquables
    • Images d'une fonction
    • Inéquations
    • Losange
    • Médiane d'une série statistique
    • Médianes
    • Médiatrices
    • Méthode de substitution
    • Méthode des combinaisons
    • Modifications d'écriture
    • Moyenne
    • Multiples
    • Multiples communs
    • Nombres premiers
    • Nombres premiers entre eux
    • Orthocentre
    • Parallélogrammes
    • PGCD
    • Point d'intersection
    • Polygones réguliers
    • Pourcentages
    • Probabilités
    • Problèmes
    • Puissances
    • Pyramides
    • Quartiles
    • Quotients
    • Racines carrées
    • Réciproque de Pythagore
    • Réciproque de Thalès
    • Rectangle
    • Réduction
    • Réduire une expression
    • Représentations graphiques
    • Sections planes
    • Sinus
    • Sphère
    • Statistiques
    • Symétrie centrale
    • Symétrie orthogonale
    • Systèmes
    • Tangente
    • Théorème de Pythagore
    • Théorème de Thalès
    • Triangle rectangle
    • Triangles
    • Trigonométrie
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